Antoine Mortier

Saint-Gilles (BE), 1908 – Auderghem (BE), 1999

Antoine Mortier est une figure majeure de la peinture belge d’après-guerre, restée volon­taire­ment en marge des courants dominants et des circuits mondains. Son œuvre, pro­fondé­ment personnelle, s’inscrit dans une recherche constante d’essentiel et d’intensité expressive.

Dès l’âge de quinze ans, il entre comme apprenti dans un atelier de sculpture monumentale, tout en suivant une formation artistique. Contraint de subvenir aux besoins de sa famille, il exerce divers métiers manuels (fourreur, estampilleur, encadreur, garagiste), qui nourrissent son rapport physique à la matière. Par­al­lèle­ment, il fréquente les cours du soir de l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles (sections modelage, ornement, perspective, esthétique et dessin d’après l’antique) puis de Saint-Josse, développant une solide formation classique. Ses premières œuvres, encore figuratives, révèlent déjà une forte tension gestuelle et un sens de la construction.