Armand Simon

Pâturages, 1906 – Frameries, 1981

Né en 1906 à Pâturages, dans le Borinage, Armand Simon grandit dans un envi­ron­nement marqué par les trau­ma­tismes de la Première Guerre mondiale et par la dure réalité du monde minier. Les violences de la guerre, les accidents de charbonnage et les drames humains qui jalonnent son enfance imprègnent durablement son imaginaire et nourriront toute son œuvre, comme les récits qu’il dévore dès son plus jeune âge (Lewis Carroll, Walter Scott, Longfellow, Herman Melville, etc.)

Élève à l'Athénée royal de Mons, il se lie d'amitié avec Achille Chavée et Fernand Dumont. Si ses parents l'orientent vers des études sci­en­tifiques, il écrit des poèmes et dessine sans relâche. En 1923, la découverte fortuite des Chants de Maldoror d'Isidore Ducasse, comte de Lautréamont, chez un bouquiniste de Maubeuge, constitue une véritable révélation : ​“Je ne crois pas que j’eus dessiné sans les chants de Maldoror. (…) Je ne pouvais que dessiner, m’efforcer de trouver aux chants de Maldoror un pendant graphique.” Il y puise son univers où se mêlent rêve, cruauté, érotisme et fantastique, qui deviendra le socle de son langage plastique.