Georges Duesberg
Ensival (BE), 1944 – Beloeil (BE), 1995
La vie de Georges Duesberg a été marquée par des épisodes de santé difficiles. Souffrant d’épilepsie, il perd son emploi dans une usine d’armement à Herstal et sa femme fuit le domicile conjugale peu après leur mariage. Son état de santé s’aggrave par la suite et il nécessite un encadrement permanent.
Dans sa jeunesse, il prend des cours de photographie, dont il conserve toute sa vie la rigueur du cadrage et la précision des formes. Artiste régulier, présent chaque jour à l’atelier de dessin de La Pommeraie et réalise un dessin par semaine, inspiré d’événements marquants de sa vie ou de l’actualité. Ses compositions sont souvent divisées en deux pour montrer la temporalité : le soleil et le ciel bleu à gauche, la nuit avec lune ou étoiles à droite.
Il applique la peinture directement depuis le pot, sans mélange, et possède une gamme complète de pinceaux par couleur. Ses compositions sont préparées au crayon et annotées avec son vocabulaire personnel pour les teintes (« brunis clair », « mauvé foncé », …) avant d’être mises en couleur.
Parmi ses motifs récurrents figurent le drapeau belge et le drapeau européen, des éléments de la ville de Liège, et des personnages dont les yeux sont systématiquement découpés de manière précise et méticuleuse. Il ajoute parfois de courts textes, des mots, des extraits de chansons ou des enseignes. La date ainsi que sa signature précédée du surnom « Jojo-Aimé » - afin de se sentir un peu plus aimé - sont toujours présentes dans le bas de ses dessins.
Georges Duesberg est décédé brutalement en 1995. Pendant des années, il a été le chroniqueur graphique des événements marquants la semaine. Une grande partie de son œuvre est conservée au musée Art & Marges, à Bruxelles.
