Jean-Michel Wuilbeaux

Valen­ci­ennes (FR), 1968

Jean-Michel Wuilbeaux rejoint l’atelier de La Pommeraie en 1990. Il débute par le dessin sur de grandes feuilles de papier, utilisant le pastel gras et le pastel à l’huile. Ses sources d’inspiration sont multiples : publicités, œuvres d’art (notamment Degas et Van Gogh), animaux et pho­togra­phies issues des ouvrages disponibles à l’atelier. Ses com­po­si­tions se car­ac­térisent par un cerne noir précis qui souligne les formes, mises en valeur par des couleurs vives, souvent fauves et contrastées.

Rapidement, grâce à la vente de ses œuvres, il découvre la peinture à l’huile, médium qui lui permet d’explorer une richesse infinie de couleurs, de trans­parences et de jeux de lumière. Il adopte alors la toile, achetée en rouleaux, ce qui lui offre la liberté de choisir lui-même les formats de ses œuvres. Cette exigence se retrouve dans l’organisation minutieuse de son travail : il trace des réseaux de lignes pour structurer ses supports, fabrique ses propres palettes à partir de pots en verre, conçoit des rangements pour ses pinceaux gravés et numérotés, et réalise des fardes en bois pour classer ses croquis préparatoires.

Au fil des années, il développe des thématiques récurrentes, souvent traitées en série : la famille (prin­ci­pale­ment le père et les enfants, la figure féminine étant quasi absente), le sport (boxeurs, cyclistes), les animaux, les métiers et les loisirs. La mine, l’univers industriel et la ville – avec leurs réseaux de transport fer­rovi­aires, fluviaux et routiers – occupent également une place centrale dans son œuvre. Ses com­po­si­tions, riches en détails, évitent les aplats monochromes : les volumes et mouvements sont rendus par de fines touches colorées, tandis que les motifs de fond (rochers, briques, bois, végétation, chariots) se répètent et structurent l’espace.