Maxime Van Roy
1992 (BE)
Après avoir travaillé différentes matières plastiques, Maxime Van Roy choisit de se consacrer à la pierre. En la sculptant et en la taillant, il détourne nos conceptions traditionnelles de la nature et propose une vision d'un paysage soumis à l'appropriation humaine, peuplé de formes hybrides situées à la frontière entre le naturel et l'artificiel. Il s'est intéressé en particulier à l'extraction de la pierre bleue et à la manière dont celle-ci transforme le territoire hennuyer, dénonçant la consommation excessive de notre paysage et l'emprise humaine sur notre environnement.
L'artiste met ainsi en lumière la tension entre l'utilisation et l'altération du milieu naturel, progressivement dénaturé par son instrumentalisation et son artificialisation. La pierre devient pour lui le révélateur d'un paysage marqué par l'intervention humaine, dont il cherche à rendre perceptibles les traces, les fractures et les ambiguïtés.
