Rémy Hans
1994 (BE)
Ancré dans la mémoire des lieux et la transformation des paysages sous l'effet du temps, le travail de Rémy Hans explore la tension entre les vestiges industriels, les fragments d'architecture, les ruines d'un patrimoine et une nature en perpétuelle résilience. Face à cette disparition progressive de la dualité entre culture et nature – dont la force semble résister aux stigmates de l'intervention humaine –, le public est invité à contempler et à penser ce fragile équilibre.
Cette poésie diffuse et mélancolique se déploie à travers des dessins au graphite bleu ou noir, mais aussi des sculptures et installations. La minutie et la précision de son geste ainsi que la finesse de ses jeux de lumière traduisent une grande sensibilité, en parfaite adéquation avec la fragilité des sujets abordés. Ses œuvres mettent en scène l'instabilité et la précarité, oscillant entre perte et présence, absence et traces, et suggèrent un sentiment de fugacité conférant aux paysages représentés une dimension à la fois intime et universelle.
