Maurice Brunswick
Toit bleu, 2014L’œuvre de Maurice Brunswick peut être rapprochée de celle d’artistes naïfs tels que les peintres Louis Vivin (FR, 1861-1936), connu pour ses représentations de monuments parisiens, ou Emerik Feješ (SRB, 1904-1969), paysagiste urbain. Ses architectures évoquent également les photographies de Frédéric Lefever (BE, 1965), qui s’attache à montrer des habitats ordinaires, porteurs de marques singulières qui sont autant de traces de vies humaines. Comme chez ces derniers, la figure humaine est absente des images de Brunswick, mais demeure perceptible en creux : ses dessins sont avant tout des récits de vies.
Son travail témoigne aussi d’une mémoire de l’architecture d’une certaine époque, plus paisible. Les compositions, toujours frontales et centrées, affirment une volonté de représentation directe. Après un dessin préparatoire au crayon, il applique des pastels pour colorer chaque zone. Maurice Brunswick se distingue par un sens aigu de la couleur : ses tonalités sont lumineuses, chatoyantes, et souvent réinventées pour retrouver une vérité sensible plutôt qu’une fidélité photographique. Il retravaille ensuite au crayon graphite afin de donner du relief à l’ensemble, avant de s’attacher aux détails de l’environnement – rideaux, jardins fleuris, balançoires, arbres, haies et clôtures. Maurice Brunswick dessine ce qui persiste dans sa mémoire, incluant des éléments absents des photographies mais présents dans le souvenir. Le ciel, traité en dernier, vient situer la scène dans une temporalité précise – jour ou nuit, soleil ou pluie.
Par la suite, il élargit son répertoire à d’autres types de bâtiments : églises, lieux de travail, architectures patrimoniales visitées. Il répond également à des commandes de particuliers qui lui confient des photographies de leur maison à représenter. Ainsi, l’œuvre de Maurice Brunswick s’inscrit dans une démarche de mémoire et de transmission, où l’architecture devient le support d’histoires humaines, sensibles et intimes.L’œuvre de Maurice Brunswick peut être rapprochée de celle d’artistes naïfs tels que les peintres Louis Vivin (FR, 1861-1936), connu pour ses représentations de monuments parisiens, ou Emerik Feješ (SRB, 1904-1969), paysagiste urbain. Ses architectures évoquent également les photographies de Frédéric Lefever (BE, 1965), qui s’attache à montrer des habitats ordinaires, porteurs de marques singulières qui sont autant de traces de vies humaines. Comme chez ces derniers, la figure humaine est absente des images de Brunswick, mais demeure perceptible en creux : ses dessins sont avant tout des récits de vies.
- Date 2014
- Technique Pastel à l’huile sur papier Steinbach
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Dimensions
55 x 73 cm
- Copyright © Maurice Brunswick, Collection Province de Hainaut




