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Réouverture le 10.06.2022

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Alexis DeconinckDormir sur le béton

  • Restitution Résidence
19.11.2021-11.12.2021

Invité par le BPS22 dans le cadre de la biennale Watch This Space #11 (programme dédié à la création émergente, coordonné par 50° nord Réseau transfrontalier d’art contemporain), Alexis Deconinck s’installe en résidence à Charleroi et s’attaque aux grands chantiers de rénovation de la ville, en particulier à celui entravant l’accès au musée. L’artiste choisit de détourner les dispositifs de contrôle et de protection mis en place afin de concevoir des aménagements susceptibles d’entrer davantage en résonance avec l’imaginaire des usagers.

Architecte de formation, Alexis Deconinck crée des installations et des sculptures dont la caractéristique commune est d’offrir aux habitants la possibilité de reconquérir des espaces urbains banalisés, voire ignorés, et d’interroger nos manières d’habiter, de se déplacer, de jouer, de socialiser ou simplement de se poser. Qu’il détourne des séparateurs de trafic en béton pour en faire du mobilier urbain ou qu’il plie des palissades de chantier à la manière d’un origami, l’artiste transforme le champ de l’art en chantier permanent (et inversement) et questionne l’espace afin d’en révéler les points de rupture ou d’équilibre.

Première résidence

Durant sa première résidence à Charleroi (du 18 au 24 octobre 2021), l’artiste s’est concentré sur le monument consacré à Paul Pastur (Charleroi, 1866-1938), installé devant le BPS22. Depuis plus de 70 ans, l’homme politique belge, député provincial siégeait au centre de l’esplanade Solvay. Le 22 octobre 2021, la sculpture de Paul Pastur a été déboulonnée et son obélisque démantelé. Son futur lieu d’installation est toujours inconnu. Jouant de ce mystère et de ce symbole, Alexis Deconinck a choisi d’entourer le socle de la sculpture “ disparue ” de structures circulaires concentriques rappelant le célèbre monument mégalithique de Stonehenge. Alors que ce monument anglais, symbole des savoirs anciens de l’Humanité, est fait de pierres imposantes, les constructions de l’artiste sont un assemblage de séparateurs de trafic autoroutier métalliques. Sorte de ruine, énigme de l’histoire contemporaine, réflexion sur le chantier urbain en cours, le site fantôme est désormais protégé d’une barrière formant un large cercle autour de lui.

Deuxième résidence
À découvrir à l'extérieur du musée et sur le podium du BPS22

Pour sa seconde résidence au BPS22 (du 15 au 21 novembre 2021), Alexis Deconinck a choisi de travailler avec des barrières grillagées mobiles (type Heras et Nadar). "De qualité Rempart" (termes utilisés sur certains sites internet de vente de matériel de chantier), elles ferment l’esplanade Solvay, entourent les zones dangereuses du chantier et forment une succession de murs infranchissables pour le marcheur urbain. Persuadé qu’une ouverture vers une démarche de type artistique pourrait amener les professionnels de la ville à concevoir des aménagements plus susceptibles d’entrer en résonance avec l’imaginaire des usagers, l’artiste réalisera des pliages avec une série de barrières. Portant une attention au plan et aux interstices, Alexis Deconinck traitera la barrière comme un élément plastique à part entière. Par le pliage et la soudure, les barrières déformées deviennent un véhicule de l’imagination. Le temps de la présentation, elles perdent leur utilité première en présentant des formes géométriques qui rappellent de nombreux travaux et questionnements de l’histoire de l’art sur la toile et le cadre. Tordre le cou à des gestes institutionnels d’interdiction - comme celui d’apposer une barrière - c’est questionner un interdit, un geste d’appropriation de l’espace public ou encore une privation du caractère public et de bien commun à certains espaces. C’est questionner l’institution de manière générale et son statut de protecteur bien intentionné.

Troisième résidence
Dernière restitution : SAM. 11.12.2021 - 12:30 !! COMPLET !!

Pour sa dernière intervention, Alexis Deconinck convie les visiteurs à un repas performatif en lien direct avec le chantier. Pour ce repas, il collabore avec le chef Régis Biellmann du café des Minimes (Bruxelles) et la céramiste Clara Vulliez pour proposer une expérience autour de la nourriture et du chantier.

L’exposition d’Alexis Deconinck s’inscrit dans la biennale Watch This Space #11 dédiée à la création émergente et coordonnée par le réseau transfrontalier d’art contemporain 50° nord.

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