Jack Beng-Thi
Mémoires de pierres noires, 2000Composée d'un ordre géométrique d'environ un millier de petites pierres noires, Mémoires de pierres noires fait référence à la catastrophe du Bois du Cazier, survenue à Marcinelle en 1956, qui causa la mort de 262 mineurs. Pour réaliser cette œuvre, Jack Beng-Thi s'est rendu dans la mine afin d'y chercher les traces encore présentes de cette histoire. Il y observe les marques laissées sur les parois par les outils et les machines, mais aussi des fragments de tissus, de métal, des ossements d'oiseaux – ceux des canaris permettant de détecter le grisou – ou encore des traces liées à la présence des chevaux dans les galeries.
L'installation ne reconstitue pas l'événement de manière documentaire mais propose plutôt un espace de mémoire, où les matériaux extraits ou évoqués deviennent les témoins silencieux de celles et ceux qui ont travaillé et disparu dans la mine. Les petites pierres, disposées comme des signes, rappellent une forme d'écriture élémentaire, proche des galets alignés ou des tracés dans le sable. À côté du charbon et du bambou évidé, elles composent un lieu de recueillement, une demeure symbolique pour les âmes, où la mémoire des corps, du travail et de la terre continue d'exister.
- Date 2000
- Technique Bois, acier, anthracite, bambou et fils de raphia
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Dimensions
50 cm de hauteur x 400 de longueur x 149 de largeur
- Copyright © Jack Beng-Thi – Collection de la Province de Hainaut




