Armand Simon, Les chants de Maldoror. Chant 1, 1939. Coll. Province de Hainaut

Armand Simon, Dessin, 1939. Coll. Province de Hainaut

Armand Simon, s.d., Coll. Province de Hainaut

Armand Simon, s.d., Coll. Province de Hainaut

Armand Simon, s.d., Coll. Province de Hainaut

Armand Simon, Dessin, 1939. Coll. Province de Hainaut

Armand Simon, 1978, Coll. Province de Hainaut

Armand Simon, s.d., Coll. Province de Hainaut

Armand Simon, La forme sans visage confrontée à la chose inutile, 1974, Coll. Province de Hainaut

Armand Simon, 1974, Coll. Province de Hainaut

Armand Simon

Oeuvre,

L'œuvre d'Armand Simon se déploie comme une exploration intérieure d'une rare cohérence. Réalisés presque exclu­sive­ment à l'encre de Chine dans une technique proche de la gravure, ses dessins donnent naissance à des archi­tec­tures labyrinthiques, des forêts inquié­tantes, des créatures hybrides et des figures féminines fragmentées où s'entrelacent désir, cruauté et méta­mor­phose. Son univers, nourri autant par la littérature que par ses visions intimes, évoque tour à tour de nombreuses traditions artistiques. Ses figures disloquées, dont les seins deviennent parfois des poignards, les vulves des crocs et les jambes des racines jaillissant de terre ou d’une chevelure, évoquent l’érotisme vénéneux de Hans Bellmer, Pierre Molinier ou encore Max Walter Svanberg où jouissance et violence demeurent indis­so­cia­bles. Les archi­tec­tures infinies et oppres­santes rappellent les prisons imaginaires de Giovanni Battista Piranesi, tandis que la puissance symbolique de certaines com­po­si­tions renvoie à William Blake. Les yeux flottants, les végétaux énig­ma­tiques, les araignées et les organismes fan­tas­tiques font écho aux mondes oniriques d’Odilon Redon, alors que certaines méta­mor­phoses et asso­ci­a­tions d’images convoquent naturelle­ment ou Max Ernst.

L’univers d’Armand Simon entretient également de profondes affinités avec la tradition du roman noir et les visions littéraires de Franz Kafka ou du marquis de Sade, dont les thèmes de l'angoisse, de l'enfermement, de la cruauté et du désir irriguent son imaginaire. Enfin, certaines com­po­si­tions aux décors ori­en­tal­isants, aux jardins symétriques, aux labyrinthes ou aux con­struc­tions de pierres et d'étoiles rappellent les œuvres spirites d'Augustin Lesage et de Victor Crépin, tout comme les archi­tec­tures vision­naires du Palais idéal du facteur Cheval et d'autres bâtisseurs singuliers aujourd'hui rattachés à l'art brut.

    Dessin

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