Beit Imreen, Palestine, 2005 de la série Palestine. Carnet de notes, 2002-2005

Ramallah, le 7 avril 2005 de la série Palestine. Carnet de notes, 2002-2005

Beit Jala, le 30 avril 2002 de la série Palestine. Carnet de notes, 2002-2005

Check-point de Kalandia, le 29 avril 2002 de la série Palestine. Carnet de notes, 2002-2005

Check-point d'Abou Holi, le 9 décembre 2002 de la série Palestine. Carnet de notes, 2002-2005

Check-point de Kalandia, le 29 avril 2002 de la série Palestine. Carnet de notes, 2002-2005

Ramallah, le 17 juillet 2005 de la série Palestine. Carnet de notes, 2002-2005

Gaza-ville, décembre 2002 de la série Palestine. Carnet de notes, 2002-2005

Véronique Vercheval

Palestine. Carnet de note, 2002-2005

Photographe de reportage, professeure, militante et féministe, Véronique Vercheval mène une carrière freelance et signe des reportages en Belgique et à l’étranger, dans les secteurs social et culturel. Fonc­tion­nant exclu­sive­ment sous le format des séries, fruits d’un long travail d’immersion au sein d’une communauté ou d’un sujet particulier, Véronique Vercheval témoigne en refusant toute approche évène­men­tielle ou spectaculaire.

Fonc­tion­nant exclu­sive­ment sous le format des séries qui sont le fruit d’un long travail d’immersion au sein d’une communauté ou d’un sujet particulier, la démarche de Véronique Vercheval relève du témoignage. Loin d’une recherche purement esthétique et refusant toute approche évène­men­tielle ou spec­tac­u­laire du métier de photographe, elle aime partir à la rencontre des personnes et les faire "parler par la voie des photographies". 

En avril 2002, au cœur de la seconde intifada, Véronique Vercheval participe à la mission "100 artistes en Palestine", initiée par la directrice du théâtre Ashtar à Ramallah. Face à ce que les médias occidentaux taisent ou effleurent, elle décide de créer une série pho­tographique explorant la vie quotidienne des Pales­tiniens, faite d'instants de résistance ordinaire et d'héroïsme discret mais aussi de fragilité.

Ses pho­togra­phies révèlent un théâtre pour enfants bombardé mais toujours en activité, lieu de retrou­vailles et de réconfort malgré les ruines. Elles montrent la peur dans les yeux de jeunes soldats israéliens confrontés aux habitants de Gaza ou de Cisjordanie, mais aussi les visages voilés de jeunes femmes qui trouvent, dans leurs gestes et leurs regards, des formes d'expression silen­cieuses. Autour d'une chicha, des adolescents discutent ; plus loin, des portraits clandestins de Che Guevara rappellent que la lutte se nourrit aussi d'images.

À travers ces scènes, Vercheval témoigne d'une humanité résiliente où l'humour, parfois, devient l'ultime arme pour survivre. Elle compose ainsi une chronique sensible et sans emphase, un carnet de notes pho­tographique qui déjoue les clichés pour donner à voir ce que le quotidien a de plus essentiel : la persistance de la vie, même au cœur de l'oppression, l'espoir alors présent d'un futur meilleur.

  • Date 2002-2005
  • Technique Tirages jet d’encre sur papier contrecollées sur aluminium
  • Copyright © Véronique Vercheval - Collection de la Province de Hainaut
Photographie

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